27.02.2007
Adolescence mon amour
Lorsque j'eus atteint ma treizième année, le calvaire s'enclencha. Du jour au lendemain, comme ça, sans prévenir: j'étais devenue une ado. Je faisais désormais partie de la catégorie zoologique des boutonneux, des éternels révoltés contre l'establishment impitoyable du collège, la Calamity du Clearasil. Bref, j'étais entrée de plain pied dans ce que les adultes nommaient affectueusement l'Age Bête.
Non contente d'être promue en une nuit l'aï décérébré et vindicatif de la maison, j'eus en outre le bonheur renversant de laisser éclater à la face du monde la beauté aveuglante de mon adolescence: à côté de moi, Little Miss Sunshine c'était Salma Hayek.
La vie est en effet loin d'être simple lorsque l'on ressemble au fruit des amours défendues entre une crevette éthiopienne et une planche à pain. Que l'on a le visage recouvert de bubons juvéniles . Qu'une rutilante chaîne de vélo sur les dents vous attire les sobriquets les plus fâcheux - un ami de mon père m'avait perfidement surnommée Jaws l'après-midi même où, en larmes, j'étais sortie du cabinet d'orthodontie.
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On me trouvait donc moche. Pas suffisamment hélas pour daigner m'ignorer. Les garçons s'en donnaient naturellement à coeur joie pour m'en faire baver; certains, plus téméraires que d'autres, s'arrangeaient même pour me coincer dans la rue. L'angoisse, tous les soirs, à la sortie du collège... Le get-apens des boutonneux à la voix de fausset: deux ou trois prépubères mal intentionnés prenaient un malin plaisir à me rappeler que j'avais treize ans... et surtout que je les faisais.![]()
" Oh putain, mais t'as vu comment t'es moche?! Ils t'ont laissée sortir du Museum d'histoire naturelle, ou quoi?
- Frustré d'avoir été refoulé du casting d'Elefantman, tête de poulpe?!!"
Et toc, un point pour moi... Enfin... si l'on veut: ma répartie n'aura attendu que la valeur des ans. Dix ans donc après, je cloue le bec à ce fâcheux au QI d'huître.
SUITE AU PROCHAIN NUMERO- French Kiss: L'Appareil Dentaire Contre-Attaque
(miam miam... sur ces tergiversations juvéniles, je pars rejoindre mon lit pour une folle nuit de sommeil)
01:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.02.2007
Jour 2
Bonzôar blog de moi!
Finalement, je n'ai pas réussi à trouver le topic sur lequel bidouiller un article. Je n'ai pas une vie facile en ce moment non plus: levée à 10h -grande première en 8 jours... ouais mais la recherche d'emploi c'est épuisant (quoique c'est peut etre surtout le fait de vivre CHEZ (avec) mes parents qui me met dans cet état avancé de légume décérébré. Et c'est peut etre ça finalement qui me donne envie de faire de toi, petit blog, mon canapé de psy attitré pour me retenir de fuguer. A 24 ans, en plus, à part déclencher la risée générale, je me retrouverais comme une andouille jetée sur le bord de la route. Trop dur de ne plus être ado :)
Raaah, ça me rappelle vraiment mon journal intime ce machin en ligne que tout le monde peut lire en plus!!! Quand je pense que c'était mon grand fantasme quand j'avais 14 ans: m'armer de mon super stylo bic rose parfum citron-vomi, écrire des horreurs dans mon journal intime, le balancer négligemment à la page "vous faites tous chier, je vais me suicider, en plus il n'y a que Réglisse (feu mon chat) qui m'aime", et m'allonger sur mon lit après avoir ingurgité 4 tubes de granules homéopathiques. Et que ma mère découvre le tout, s'affole, se rende compte de la terrrrible erreur qu'elle avait commise de me priver de télé pour un inoffensif 3 en maths. Ca n'a JAMAIS marché, pfff....
Trêve de connéjades, je reviendrai plus tard à cette période peu bénie où les boutons fleurissaient sur les visages des garçons (plop). Donc oui, ce blog me fait cruellement penser à un journal intime, il ne faudrait pas déraper, mais malheureusement, le mal est déjà fait. Et oui... j'ai reçu il y a quelques mois un questionnaire portant sur les chansons qui colorent nos petites vies. Je viens de retrouver mes réponses, composées fin juillet sur un coup de spleen (le romantisme frigorifique de ma moitié n'y étant pas complètement étranger... merde je dérape) et je me suis idée qu'il serait intéressant de mettre tout ça en ligne. J'avoue, c'est juste que nom d'une quenouille, il est 00:42, alors je bazarde tout ce que j'ai pour meubler la bête! Bref, je n'ai mis que 3 chansons pour le moment, je vais finalement réfléchir pour la suite, parce que :
1/ Ca devient trop intime et je ne veux pas montrer mon côté obscur à la face du monde (même si le monde s'en fout)
2/ Ca me déprime rien qu'à relire mes réponses!
Alors demain, je remplace le plombant Waiting for a miracle de Leo Cohen par la Carioca chantée par Maya l'Abeille - Ooh oui Youpiiiiie...
00:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.02.2007
Calamity Blog - La Genèse
Et voilà: après 4 jours d'INTENSE réflexion, il est grand temps de parsemer la surface vierge de mon blog de quelques lettres. Je sens un enthousiasme vachement pas bouillonnant m'envahir, cela dit! Mais que font les autres, le jour de la naissance de leur blog? Qu'est-ce qui les pousse à mettre en route un ptit bout d'intimité sur le net? Et quel doit etre le degré d'intimité d'un blog? Mettre un substitut de journal intime en ligne, euh... très peu pour moi. Commenter l'actu, la campagne présidentielle (ça c'est de la créativité ouh punaise qu'elle est bonne)... M'acharner sur les films vus au ciné ou ailleurs :-) , m'enregistrer quand je chante sous la douche et mettre ça en ligne... Faire un contre-YouTube, quoi... Enfin, je ne sais pas quelle sera la teneur de ce blog mais je me donne une nuit pour réflechir, et demain, Calamity B. sera devenue ma nouvelle chambre virtuelle, mon atelier de peinture à moi.
Bonne nuit à toi, Blog, bonne nuit à toi, Tiwan (en même temps tu es le seul visiteur, non?) (ça te dit de transformer mon blog en chat room?) (lachez des cooooommms"!! ;-)
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